Le Néant
Au coeur des chimères
Il traîne sa misère
Qui coule comme rivière
Dans son lit de pierres
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Il peine sous son suaire
Pas lourds, douleurs, pensées amères
De ses yeux se libèrent
Des larmes de poussière
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À ses oreilles, résonne un chant mortuaire
Plus il erre, moins il a de repères
Il supplie, hurle, vitupère
Pas de réponse à ses prières
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Son âme révoltée crie colère
Son corps las désespère
Plus de flammes, ni lumière
Lente descente aux enfers
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Il a vécu austère
Il meurt dans la misère
Adieu toi, pauvre hère
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Jean-Jacques Kindler
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1. Annick Le 29/05/2008 à 17:16