Poème

Le Néant

 Au coeur des chimères

Il traîne sa misère

Qui coule comme rivière

Dans son lit de pierres

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Il peine sous son suaire

Pas lourds, douleurs, pensées amères

De ses yeux se libèrent

Des larmes de poussière

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À ses oreilles, résonne un chant mortuaire

Plus il erre, moins il a de repères

Il supplie, hurle, vitupère

Pas de réponse à ses prières

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Son âme révoltée crie colère

Son corps las désespère

Plus de flammes, ni lumière

Lente descente aux enfers

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Il a vécu austère

Il meurt dans la misère

Adieu toi, pauvre hère

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Jean-Jacques Kindler

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Commentaire (1)

1. Annick Le 29/05/2008 à 17:16

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quelques vers que j'ai retrouvé de ce cher Voltaire...
Nous naissons, nous vivons, bergère,
Nous mourrons sans savoir comment ;
Chacun est parti du néant :
Où va-t-il ?...Dieu le sait, ma chère.

Bisous - j'espère que tu vas bien !!!
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Dernière mise à jour de cette rubrique le 20/06/2008